Une bonne nouvelle pour le Petit Épargnant !

Malgré toute la turbulence survenue au cours de l’année 2020 en raison de la venue de la Covid-19, il en demeure que cette année sera gravée dans ma mémoire pour une toute autre raison. En effet, dernièrement mon épouse et moi avons accueilli au sein de notre cocon familial un nouveau membre qui amène depuis joie et bonheur quotidien à ses parents. Bien que je m’adapte tranquillement à la routine qui s’installe d’avoir des nuits de sommeil écourtées ainsi que les changements de couche, il en demeure que cet événement de vie heureux aura des incidences sur mon parcours vers l’indépendance financière (cela est évidemment mon dernier souci). Je vous présenterai ci-dessous quelques impacts anticipés par l’arrivée de celui que je dénommerai dans cet article « Mini Épargnant ».

Impact #1 – Report de mon âge atteint d’indépendance financière

Pour répondre à tous les besoins amenés par la venue de Mini Épargnant, un nouveau centre de coûts fera dorénavant parti de mon quotidien. Le coût annuel net d’un enfant peut dépendre évidemment de plusieurs facteurs et décisions des parents ; que ce soit par exemple les activités que l’enfant fera, l’école choisie (public vs privé), etc. Le revenu initial des parents aura aussi une incidence sur les retours fiscaux possibles qui influenceront ultimement le coût annuel net. L’information que j’ai trouvé jusqu’à maintenant indique qu’en moyenne il en coûte entre 200 000$ et 250 000$ pour élever un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans.

De mon côté, je dois avouer que j’ai peu réfléchi sérieusement à l’incidence que cela aura à moyen terme sur mes dépenses. Mon meilleur estimé à ce moment m’amène à croire que mon taux d’épargne diminuera de 10% (ex : 30% du revenu net à 20% du revenu net) jusqu’à l’âge de 20 ans. Cette baisse de taux d’épargne aura évidemment une incidence sur ma capacité d’investir et donc, sur l’évolution de mon actif net. En assumant que cette baisse d’épargne se concrétise, j’estime donc que l’âge où j’atteindre l’indépendance financière augmentera de 3 à 5 années. Comme le graphique ci-dessous le démontre, l’année où mon ratio de dépenses annuelles par rapport à mon actif net atteindra 4% sera donc entre 18 en 20 ans plutôt que 15 ans. Je trouve cela bon dans la mesure où Mini Épargnant devrait à ce moment débuter l’université. Ses parents seront encore de petites jeunesses.

Impact #2 – Re-priorisation de l’allocation de mes épargnes

La venue de Mini Épargnant amènera la possibilité d’utiliser un nouveau véhicule de placement que vous connaissez certainement : le REEE. Avec la contribution gouvernementale de 30% faite annuellement (750$ maximum pour les deux paliers), je ne peux évidemment pas laisser de l’argent sur la table et je prioriserai dorénavant mon épargne vers ce véhicule de placement avant toute autre alternative.

Avant la naissance de Mini Épargnant, la priorité de mon épargne était :
CELI > REER > Remboursement hypothécaire anticipé > Placements non enregistrés

Suite à la naissance de Mini Épargnant, le REEE aura ainsi préséance sur tout. Dans un deuxième temps, selon l’âge de Mini Épargnant il se pourrait que je priorise le REER par moment. Bien que je n’aie pas encore regardé l’aspect fiscal, j’aimerais autant que possible utiliser mon espace REER pour déduire au maximum mon revenu afin de tirer des retours fiscaux lorsque cela me sera le plus avantageux. J’analyserai plus en détail cet aspect dans les prochains mois.

Impact #3 – Revue de mon besoin en assurance

Dans un article antérieur, je vous avais fait part de la manière dont j’évaluais mon besoin d’assurance. L’approche mise de l’avant était que dans l’éventualité où je décédais, le capital versé devrait permettre à mon épouse d’atteindre l’indépendance financière au même moment que celui prévu si je n’étais pas décédé et ce, en tenant compte de la baisse de dépenses qui s’en suivrait (entre autres, elle mange moins que moi, omis durant la grossesse où elle avait la dent plus sucrée).

Avec la venue de Mini Épargnant, mon besoin d’assurance vient d’augmenter puisque je dois m’assurer que le capital versé à mon décès subvienne à ses besoins jusqu’à ce que ce dernier devienne autonome. Ainsi, mon besoin d’assurance additionnel devrait représenter la valeur présente des coûts annuels d’élever Mini Épargnant jusqu’à son autonomie. Le capital devrait donc être appelé à diminuer dans le temps à mesure que le nombre d’années d’ici l’autonomie décroît. Ce pattern est illustré dans le graphique ci-dessous. Notez que contrairement à mon habitude, j’utilise un taux  moindre que l’hypothèse de rendement de 6% long terme que je prends généralement pour actualiser mes projections, la raison étant que ce capital serait utilisé plus rapidement et devrait donc être placé dans des instruments plus liquides offrant un rendement moindre.

Évidemment, je ne vise pas absolument à ce que le capital assuré suive parfaitement ce pattern, entre autres en raison de l’incertitude amené dans l’estimation du montant net que cela me coûtera à élever Mini Épargnant. J’ai donc plutôt choisi de garder cela simple et prendre deux protections d’assurance temporaire (une de 10 ans et une seconde de 20 ans) de type conjointe payable au premier décès (le mien ou celui de mon épouse) avec capital constant sur la durée de protection. Il ne m’est pas nécessaire de prendre une protection sur un plus long horizon de temps (ex : protection de type vie entière) car cela augmentera à ce moment mes primes pour un besoin d’assurance non nécessaire. Je préfère conserver ce montant pour l’investir et en cas de décès prématuré de mon épouse et moi, Mini Épargnant aura via l’actif net qui lui sera légué ce montant économisé. Ci-dessous se retrouve donc le niveau de capital pour les protections choisies.

Au-delà de mon besoin additionnel en assurance vie, j’aurai aussi à mon avis besoin d’accroître la protection d’assurance invalidité long terme que j’ai. Pour l’instant, je m’étais limité à la protection de base qui m’était offerte via mon régime d’assurance collective. Avec la venue de Mini Épargnant, je compte toutefois accroître cette protection, du moins temporairement, afin de me donner la paix d’esprit afin que mon cocon familial puisse conserver un rythme de vie aligné à ce que nous sommes habitués si une perte de salaire sur le long terme découlait d’une invalidité.

Impact #4 – Moins d’articles venant de Petit Épargnant

Au-delà de l’aspect financier, Mini Épargnant aura évidemment beaucoup plus d’impacts collatéraux. L’un d’entre eux est que ce dernier dictera l’horaire de ses parents pour les prochains mois. Dodo, changement de couche, tétée, besoin de se faire réconforter, je m’attends à mettre sur « hold » mes articles pour les prochains mois et consacrer toutes mes énergies à élever ce petit bonhomme.

Sur ce, je dois vous laisser, je crois que Mini Épargnant vient de faire un numéro deux.